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MARS 2013

 

COMMUNIQUÉ : PCP BRUXELLES

Il est toujours dangereux de se réjouir publiquement d’avoir limité les dégâts, au cours d’un processus de négociation. Seul compte le résultat final : il engagera l’avenir de toutes nos pêcheries et des activités économiques qui leur sont liées. Et ce résultat est loin d’être acquis. Néanmoins, il convient de saluer l’efficacité avec laquelle les intérêts de la pêche sont actuellement défendus par l’équipe ministérielle à Bruxelles.

 

La nouvelle politique qui s’annonce change la donne et nécessite plus que jamais que la profession ne travaille pas en ordre dispersé, tentation permanente dans le secteur des pêches, tentation française…

Le zéro rejet notamment nous oblige à inventer et mettre en place de nouveaux outils au service de nos pêcheries. Quelque soit l’année de la mise en oeuvre, 2014 ou 2015, c’est déjà aujourd’hui. Ce dossier mobilise la réflexion des structures locales de manière prioritaire, et particulièrement celles des structures coopératives, nées il y a plus d’un siècle lors de crises majeures et dont la vocation est précisément de permettre à la profession de gérer collectivement les crises. Passer du rejet «de minimis » de 9% à 7%, puis 5%, cela s’appelle certes limiter les dégâts, mais cela nous oblige de toute manière à des remises en cause radicales. L’on sait que l’aide des pouvoirs publics n’est plus vraiment aujourd’hui la solution-miracle, même si le futur FEAMP dont l’accouchement est tardif porte beaucoup d’espoirs : la liste de commande ressemble à un inventaire à la Prévert…

 

La profession se retrouve de nouveau à devoir inventer son nouveau mode de fonctionnement pour les prochaines décennies. Elle aura besoin de l’État et des collectivités locales et sait pouvoir compter sur l’écoute de leurs services.

 

Beaucoup de questions non résolues restent encore aujourd’hui à régler, et notamment :

-        comment les rejets seront-ils contrôlés ?

-        comment seront-ils débarqués et valorisés ?

-        quel impact sur les consommations de gazole et le budget des pêcheries ?

-        comment améliorer encore l’efficacité sélective des engins de pêche ?

-        comment cette nouvelle PCP se cale t-elle avec l’arrivée décalée du FEAMP ?

 

Une grande prudence est de rigueur sur les résultats provisoires des négociations actuelles. Plus que jamais la mobilisation vigilante de la profession s’impose en appui de nos négociateurs, pour éviter qu’à chaque étape ne joue l’effet cliquet vers le bas.

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